lundi 12 décembre 2011

Jallaman



Un son semblable à une mélodie venue du passé frôla ses oreilles, "qu'est ce donc que cette musique?Qui peut encore avoir une voix pareille",dit-il, et il frissonna.Une chaude larme coulat le long de ses joues, son âme vibrante comprenait ce que son esprit ne pouvait."Ce n'est pas de la beauté",murmurat il à lui même,"c'est bien plus que ça, c'est un lien...cette odeur que j'humecte, cette vision que je vois, tout cela n'existe plus....tout cela est trés ancien et oublié".Et la musique s'éloignait et avec elle le souvenir, un songe lointain qu'il ne pouvait s'approprier, une pluie d'été rafraîchissante."Quel bonheur d'avoir vécu cela, il semble bien que tout ne soit pas perdu",dit-il tout en reprenant ses esprits,"quel étonnant pouvoir que voila, mais rien ne m'étonne plus de toute façon".Le bruit des machines bourdonnait de plus en plus fort, et son esprit embrumé sortait progressivement de sa torpeur,la réalité lui apparue comme mur de béton, froid et nu, la lumière faiblarde de la lampe accrochée au plafond dépouillait l'atmosphère de toute chaleur.Et la solitude qui l’étreint à ce moment le brûla d'une froideur envahissante, la morsure d'une bête sans nom, solitude?Désespoir?Non, ceci est bien plus profond, encré dans la chair, mais son regard vitreux le trahit."Icare,Icare, mais que ce passe t il?J' t'appelle depuis tout à l'heure et tu réponds pas, viens m'aider steuplait j peux tout porter toute seule"....
- Les Chroniques de l'arrière-monde.

mardi 8 novembre 2011

Extrait de mon premier livre


"A l'ombre de la nuit, il se promène, chérissant le vent et caressant la nuit, contemplant dans le miroir des temps anciens la beauté perdue des premiers jours.C'est un être de la nuit, diraient certains, laissez-le, ne vous en approchez pas!
Ils auraient bien voulu le chasser s'ils le pouvait, s'il en avait le pouvoir.Mais chacun ne peux supporter l'étrangeté des autres autant qu'il supporte la sienne.
Et les premiers rayons du soleil se fraient un douloureux chemin parmi l'obscurité et le murmure des étourneaux, chaque jour de moins en moins vite, de moins en moins loin..." - Les Chroniques de l'arrière-monde

mercredi 4 mai 2011

En attendant la tempête

Il y a dans nos sociétés de consommation modernes quelque chose de malsain, cette course à la rareté qui fait de nous des otages-consommateurs à la merci de la pression sociale, du "regard de l'autre".C'est de l'esclavage moderne diront certains, certes la notion de travailler pour vivre est assez difficile à appréhender pour ceux qui considèrent que l'Etat providence se doit de prendre en charge tout le monde même ceux qui ne font rien pour se prendre en charge eux même.
   Ces râleurs des beaux jours et des jours moins bons trouveront de toute manières toujours à redire, si seulement ils pouvaient s'occuper d'eux même au lieu de l’intérêt général, laissons cela aux gens influents et à ceux qui "savent ce qu'ils font".
   Mais n'est ce pas déjà le cas?, avec tout le désintérêt croissant que les gens ont pour la politique et les politicards, la populace à déjà trop à faire envahie qu'elle est dans son espace personnel, vital, si grand et toujours prêt à s'agrandir qu'il ne leurs suffira sans doute jamais, embourbé dans ses "problèmes" le peuple fait face à la tempête et se laisse voguer vers des eaux qu'il espère plus clémentes....attendez...où est le capitaine?

lundi 28 février 2011

L'avenir et plus encore.

   Appréhender l'avenir à mon âge est un luxe que seuls ceux de mon espèce peuvent se permettre, ceux dont le soleil se situe par-delà les montagnes, car l'heure la plus sombre est toujours celle qui précède l'aube.Un vent mauvais se lève à l'ombre de la montagne, un vent de vapeurs empoisonnées et nauséabondes venu des marécages de l'ouest.
   Le vent me pousse vers des hauteurs glacées, mais qui pourrait connaitre la profondeur de mon ciel?Il ne suffit pas de savoir voler, encore faut il savoir marcher et surtout savoir endurer la morsure du soir, cruel et sans étoiles il aimerait bien que vous vous perdiez en lui, lui le sans-chaleur, l'avaleur de lumière.Heureusement que le vent me pousse, bénit soit le vent des marécages qui me pousse vers la lumière.

mercredi 23 février 2011

De la nécessite de l'équilibre

   Les récents évènements du 20 février, ces manifestations qui avaient pour revendication principale une réforme de la constitution et une démise de certaines prérogatives royales en faveur d'un gouvernement élu, sont en fait révélateurs d'une fracture sociale plus que flagrante.Dans un premier lieu, une fracture économique, où s’oppose, une jeunesse issue de la classe moyenne généralement instruite et très rompue à la manipulation des médias sociaux et d'internet, à une autre jeunesse issue des quartiers pauvres moins instruite voir pas du tout et n'ayant qu'un accès très limité voir inexistant à internet.Bien entendu ici je ne parlerais que de la jeunesse marocaine, le seul indicateur tangible ( certes pas le plus important) sur l'évolution du pays dans les vingt voir trente prochaines années.

   Ici et comme dans tout les pays arabes, le principal levier de développement humain est sans aucun conteste, internet.Là où l'enseignement autant public que privé accuse un retard abyssal à tout points de vues, couplé d'une  complète inadéquation aux réalités du monde actuel, internet prend la relève et devient le principal outil d'information, de connaissance, de divertissement et de communication.Pour la petite histoire, le mouvement de "contestation" du 20 février prend ses racines d'internet et plus particulièrement du média social qu'est facebook, lui-même plus dangereux que tout les espions présent sur le sol national qu'ils lui soit hostiles ou non, bien qu'ayant des avantages aussi redoutables que ces inconvénients.Ce n'est pas un appel à la censure que je fais ici, bien au contraire, c'est un manifeste à l'équilibre; de la même façon que l'on ne peut  supprimer l'expression négative d'un phénomène donné sans éliminer le phénomène en question, il convient tout simplement de faire en sorte que les avantages valent la peine de subir les inconvénient, encore faut il trouver le bon équilibre.